by Medard Djatou
(English translation follows)
De tout temps, la recherche du bien être physique et social est une préoccupation permanente de lâ€TMHomme. Au fil du temps, le monde a connu des disparités au point où certaines régions du globe se sont retrouvées plus technologiquement avancées que dâ€TMautres. Pour réduire le fossé existant entre les pays « développés » dits du Nord et les pays pauvres, affectueusement appelés « pays en voie de développement », plusieurs programmes de développements ont été mis sur pied parmi lesquels celui du développement durable. Il sâ€TMagit dâ€TM « une clé de lâ€TMavenir » qui se définit comme « le développement qui satisfait les besoins de la génération actuelle sans priver les générations futures de la possibilité de répondre aux leurs». [1] Une telle stratégie est-elle applicable dans un continent africain souffrant de plusieurs maux parmi lesquels les maladies, la misère et les guerres intestines ? Avec des conditions de vie précaires, les Africains pourraient-ils se mettrent facilement à lâ€TMécole du développement durable ? « Nul doute que plus de la moitié de la population du continent est constituée de femmes et dâ€TMhommes analphabètes, dâ€TMenfants et de jeunes personnes adultes confrontés a des problèmes de survie. Les uns et les autres ne sâ€TMinterrogent guère sur les stratégies de développement durable. Leurs questionnements pratiques concernent le champ de leur existence immédiate et quotidienne où ils sâ€TMefforcent à trouver des solutions à leurs problèmes sous le mode de la « débrouillardise » ou de « lâ€TMindocilité » ». [2]
La santé est dâ€TMun intérêt capital pour lâ€TMAfricain parce quâ€TMelle conditionne toutes ses initiatives. Un future salutaire ne peut être envisagé que si une lutte acharnée est entreprise dans un présent qui permet dâ€TMespérer câ€TMest-à -dire un présent exempt des maladies telles que le paludisme et le sida qui ne tuent que la jeunesse, « fer de lance » de lâ€TMavenir. Câ€TMest pour cette raison quâ€TM « en Afrique subsaharienne, le débat porte sur les moyens dâ€TMaméliorer la durabilité, lâ€TMéquité et lâ€TMefficacité des services de soins de santé. ». [3] Si les pays africains brillent par leur « sous développement » qui leur donne le qualificatif du Tiers- ou du Quart- monde, ils sont également connus pour le grand nombre de leurs populations. De nos jours, les pays du Nord compatissent au « sous développement » africain en lui proposant des mesures telles que les plans dâ€TMajustement structurel et surtout lâ€TMavènement dâ€TMun développement durable qui constitue en la gestion harmonieuse et équitable des ressources naturelles et environnementales. Une telle gestion nâ€TMest-elle pas conditionnée par un bon état de santé des populations? Quel est lâ€TMétat sanitaire des pays africains au sud du Sahara ?
Quel est lâ€TMétat sanitaire des pays africains ?
Définie par lâ€TMOMS comme « un état de complet bien être physique, mental et social », la santé constitue un facteur déterminant pour le développement durable. Les pays africains présentent un bilan sanitaire négatif dans la mesure où « la lutte menée par lâ€TMAfrique pour surmonter les maladies au cours des quelques vingt cinq dernières années a donné des résultats mitigés ». [4] Le continent africain regorge une population importante mais pas assez productive parce que soumise à plusieurs maux. Les populations africaines ont toujours été minées par des épidémies, des pandémies et des catastrophes qui ont fragilisé leurs mains dâ€TMÅ”uvres. Elles ont tour à tour connu la peste, la maladie du sommeil, la tuberculose, le paludisme et de nos jours le fameux Sida. La santé dâ€TMune population est indispensable pour le respect des principes et la réalisations des projets devant assurer son développement durable. Si la peste et la maladie du sommeil sont aujourdâ€TMhui éradiquées, le paludisme et le sida gagnent du terrain de manière inquiétante malgré les efforts des états africains et de la communauté internationale. Une population minée par des maladies et la misère est non seulement improductive et réduite à la longue, mais elle est aussi sourde à toutes restrictions liées à la durabilité de son bien-être. Le cas africain est alarmant dans la mesure où les chiffres font peur. Il ressort de lâ€TMexposé de Mme. Paula Dobrianski, Sous secrétaire dâ€TMEtat américain aux affaires mondiales lors de la «Journée africaine du paludisme » que le paludisme « tue un enfant africain toutes les trente secondes » (2003) Elle continue en déclarant que « les statistiques sont incroyables. Tous les ans, on compte cinq cents millions de nouveau cas de paludisme et un million de décès du à cette maladie. Les enfants africains, dont dépend lâ€TMavenir de lâ€TMAfrique, sont les plus touchés ». Dans un rapport du Centre de recherche pour le Développement International, il ressort que « les enfants de un à quatre ans sont les plus susceptibles de contracter le paludisme et dâ€TMen mourir. Près de 50 % de décès chez les enfants de moins de cinq ans en Afrique sont causés par le paludisme. La maladie tue plus dâ€TMun million dâ€TMenfants chaque année (2800/jour) sur ce continent seulement ». Le paludisme constitue alors un véritable obstacle pour les jeunes africains à qui revient la responsabilité dâ€TMassurer lâ€TMavenir du continent. Les jeunes, considérés comme le « fer de lance » du développement africain, croupissent sous le poids du sida. Cette pandémie fait des ravages en Afrique Noire où on rencontre les taux de prévalence les plus élevés. Selon les chiffres révélés ces derniers temps par lâ€TMOnusida, en Afrique Subsaharienne, 29,4 millions de personnes vivent avec le VIH /Sida. Une étude du Bureau International du Travail (BIT) remarque que le sida aura une influence dévastatrice sur le développement économique des pays africains. Compte tenu du fait que la plupart des jeunes infectés appartiennent à la tranche dâ€TMâge de 20 à 49 ans, le sort des pays africains se voit compromis, éloignant par-là tout espoir pour un décollage économique. Câ€TMest ce que confirme Sam Nujoma, président de la Namibie, dans sa déclaration à la réunion du BIT à Genève (2000) en ces mots : « le sida affecte et tue la main dâ€TMÅ”uvre la plus productrice de notre économie ».
Le sida tue lâ€TMéconomie non seulement dans sa forme symptomatique Mais aussi dans ses représentations sociales car le malade du sida ou le « soupçonné » malade du sida souffre du chômage, du rejet social ou est exposé au licenciement. Comme lâ€TMavait relevé Mathieu Bacaly, « la pandémie est devenue « le principal facteur de destruction » de tout progrès économique en Afrique Subsaharienne »..†[5] Une population africaine pauvre et malade est elle à même dâ€TMassurer elle-même son développement lorsque nous savons que « la santé est une condition essentielle du bien-être des individus et un objectif fondamental du développement social et économique ». [6]
Pour un développement durable en Afrique
Malgré les multiples financements reçus par lâ€TMAfrique subsaharienne dans le cadre de lâ€TMéradication des maladies endémiques et la réduction de la pauvreté, la situation ne fait que sâ€TMempirer à cause dâ€TMune gestion calamiteuse des fonds. Une synergie populaire, marquée par une gestion rigoureuse et planifiée des ressources peut contribuer énormément à lâ€TMamélioration de lâ€TMétat de santé des Africains. Ce diagnostic semble partagé dans la mesure où « le développement de lâ€TMAfrique passera nécessairement par le renforcement et la consolidation de la capacité de bonne gestion des Etats africains. » [7] Les Nations africaines doivent explorer cette voie afin de sortir de ce « mal développement » dont elles sont victimes. Compte tenu de lâ€TMétroite relation qui existe entre lâ€TMHomme et son environnement, nous pouvons affirmer sans peur de nous tromper quâ€TMune bonne gestion de ce dernier met les populations à lâ€TMabri de beaucoup de maladies. Une gestion de façon durable des superficies cultivables et des eaux disponibles pourra permettre de juguler la faim dans certaines parties de lâ€TMAfrique et par là lâ€TMamélioration de la santé des populations. Une telle tâche est très ardue pour une population si démunie, cependant elle doit marquer le premier pas avant de compter sur lâ€TMassistance de la communauté internationale.
Le projet du « développement durable » focalise son attention autant sur la gestion de lâ€TMenvironnement que sur lâ€TMHomme parce que ce dernier est non seulement le moteur mais aussi et surtout la fin du développement. Lâ€TMAfrique doit être franchement soutenue dans la lutte contre le paludisme, la tuberculose et le sida. Selon lâ€TMOrganisation mondiale de la Santé, un accent particulier doit être mis sur le développement de la médecine traditionnelle non seulement parce que « environ 80% des Africains ont recours à la médecine traditionnelle » mais aussi parce que « environ 25% des médicaments modernes sont fabriqués à partir des plantes utilisées dans la médecine traditionnelle ».
Il existe une interdépendance entre la santé et le développement durable en Afrique parce que si la santé constitue une condition, un pont sur le chemin de la durabilité du développement, elle demeure également un objectif des projets orientés vers le développement durable. Une bonne santé en Afrique ouvre les voies à une gestion minutieuse et équitable des ressources ainsi quâ€TMà ne bonne santé environnementale. Au Nord-Cameroun, un projet de reboisement fut entrepris dans les années 80 afin de lutter contre lâ€TMavancement du désert dans cette partie sahélienne du pays. Cependant les arbres plantés furent coupés par des populations à la recherche du bois de chauffage, problème qui se posait avec acuité. Une bonne réussite du développement durable passe par la résolution des besoins actuels des populations liés aux ressources environnementales.
Conclusion
Dans une Afrique paralysée par la misère et les multiples maladies telles que le paludisme, la tuberculose, lâ€TMonchocercose (cécité des rivières) et le sida, un décollage économique est incertain voire impossible. Une bonne lisibilité du développement durable passe par une amélioration des conditions sanitaires des populations. Une bonne santé environnementale et une gestion équitable des ressources naturelles contribuent énormément à lâ€TMamélioration de lâ€TMétat de santé des populations. Il existe alors une interdépendance entre la santé et le développement durable.
- Medard Djatou, Département de Sociologies et Anthropologie, Université de Yaoundé I, Yaoundé, Cameroun
English translation by Aaron Holdway:
From time immemorial, the quest for physical and social well-being has been a permanent concern of Man. With the passing of time, the world saw disparities when certain areas of the globe became more technologically advanced than others. To reduce the existing gap between the “developed†countries, known as the North, and the poor countries, affectionately called “countries in the process of development,†several development programs were set up, among which was that of the sustainable development. It acts as “a key to the future,†which is defined as “development that satisfies the needs of the present generation without depriving future generations of the possibility of achieving theirs.†[8] Is such a strategy applicable on an African continent suffering evils such as diseases, misery, and wars? With precarious living conditions, are Africans easily placed to learn about sustainable development? “There is no doubt that more than half of the population of the continent is made up of illiterate women and men, and children and young adults are confronted with problems of survival. All and sundry hardly think about the strategies of sustainable development. Their practical questionings relate to the field of their immediate and daily existence where they endeavour to find solutions with their problems under the mode of the ‘smartnessâ€TM or of ‘indocility.â€TM†[9]
Health is of interest to Africans because it conditions all of their initiatives. A healthy future is only possible if one great fight is undertaken in a present that makes it possible to hope for — that is, a present free of diseases such as malaria and AIDS that kill only youth, the “spearhead†of the future. For this reason, “in Sub-Saharan Africa, the debate relates to the means of improving sustainability, the equity and the effectiveness of the services of health care.†[10] If the African countries shine by their “underdevelopment,†which gives them the qualifier of the Third or Fourth World, they are also known for the great size of their populations. Nowadays, the countries of the North sympathize with “African underdevelopment†by putting forward measures such as Structural Adjustment Plans, and especially the advent of a sustainable development that constitutes a harmonious and equitable management of natural resources and the environment. Is such management not conditioned by the good health of a nationâ€TMs peoples? So what is the medical state of the African countries south of the Sahara?
What is the medical state of African countries?
Defined by the WHO as “a state of complete good physical, mental, and social being,†health is a determining factor for sustainable development. African countries present a negative medical assessment insofar as Africaâ€TMs fight “to overcome disease during the past 25 years has achieved limited results.†[11] The African continent contains a vital population but not a productive one, because it has been subjected to several evils. The African populations have always been mined by epidemics, pandemics, and catastrophes that weakened their labour. They, in turn, knew the plague, sleeping sickness, tuberculosis, malaria, and today, the famous AIDS. The health of a population is essential for the respect of the principles and the achievements of the projects that will ensure its sustainable development. Even if the plague and sleeping sickness were eradicated today, malaria and AIDS are gaining ground in a worrying way despite the efforts of African countries and the international community. A population mined by disease and misery is not only unproductive and reduced for ages, but it is also deaf to all restrictions related to the sustainability of its well-being. The African case is alarming insofar as the death figures cause fear. This can be seen in a 2003 exposé from Paula Dobrianski, American Under-Secretary of State for World Affairs at the time of the “African Day of Malaria,†when she said that malaria “kills an African child every 30 seconds.†She continues by declaring that “the statistics are incredible. Every year, one sees 500 million more cases of malaria and a million deaths due to this disease. African children, on whom the future of Africa depends, are the most affected.†In a report by the Centre for Research on International Development, it is found that “children from one to four years of age are the ones most likely to contract malaria and to die from it. Nearly 50 percent of deaths among children of less than five years in Africa are caused by malaria. The disease kills more than one million children each year (2800 per day) on this continent.†Malaria thus constitutes a true obstacle for African youth, with whom resides the responsibility to ensure the future of the continent. Youth, considered the “spearhead†of African development, stagnate under the weight of AIDS. This pandemic is devastating black Africa, where the highest rates of prevalence are found. According to recently released figures on HIV/AIDS in Sub-Saharan Africa, 29.4 million people live with HIV/AIDS. A study by the International Labour Organization (ILO) notes that AIDS will have a devastating impact on the economic development of African countries. Considering that the majority of infected youth belong to the age group of 20-49, the fate of African countries is comprised, taking away any hope for an economic takeoff. It is what Sam Nujoma, president of Namibia, confirmed in his declaration to a meeting of the ILO in Geneva in 2000: “AIDS affects and kills the producing labour of our economy.â€
AIDS kills economies not only in its symptomatic form but also in its social repercussions because AIDS patients or those “suspected†of having AIDS suffer from unemployment, social rejection, or are exposed to dismissal. As Mathieu Bacaly has said, the “pandemic became ‘the principal factor of destructionâ€TM of any economic progress in Sub-Saharan Africa.†[12] Is a poor and sick African population capable of ensuring its development when we know that “health is an essential condition of the well-being of individuals and a fundamental objective of social and economic development†? [13]
Toward sustainable development in Africa
In spite of the funds Sub-Saharan Africa has received for the eradication of endemic diseases and the reduction of poverty, the situation has nothing but worsened because of poor management of the funds. A popular synergy, marked by rigorous and planned resource management, can contribute enormously to the improvement of the health of Africans. This diagnosis seems divided insofar as “the development of Africa requires the reinforcement and consolidation of the capacity of good management of the African states.†[14] African nations must explore this path in order to leave this “evil development†of which they are victims. Considering the close relation that exists between Man and his environment, we can affirm without fear of misleading ourselves that good management of the latter has kept populations safe from most diseases. A sustainable management of arable lands and available water will make it possible to suppress hunger in certain parts of Africa and thus improve pubic health. Such a task is very difficult for a population if stripped, but it must make the first step before counting on the assistance of the international community.
The project of “sustainable development†focuses its attention as much on the management of the environment as on Man because the latter is not only the engine but also, above all, the end of development. Africa must be steadfast in the fight against malaria, tuberculosis, and AIDS. According to the World Health Organization, a particular stress must be placed on the development of traditional medicine, not only because “approximately 80 percent of Africans have recourse to traditional medicine†but also because “approximately 25 percent of modern drugs are manufactured starting from the plants used in traditional medicine.â€
There is an interdependence between health and sustainable development in Africa because if health constitutes a condition, a bridge on the path of the sustainability of development, it remains also an objective of the projects directed towards the sustainable development. Good health in Africa opens the way to a careful and equitable management of resources and thus good environmental health. In North Cameroon, a project of afforestation was undertaken in the 1980s to fight the advance of the desert in this Sahel region of the country. The planted trees, however, were cut by the local people for firewood, a difficulty that arose with acuity. The success of sustainable development depends on the resolution of the present needs of the populations with regard to environmental resources.
Conclusion
In an Africa paralyzed by misery and multiple diseases such as malaria, tuberculosis, onchocerciasis (river blindness), and AIDS, an economic takeoff is questionable, even impossible. A good course of sustainable development requires the improvement of peopleâ€TMs sanitary conditions. Good environmental health and an equitable management of natural resources contribute enormously to the improvement of the health of the people. There is thus an interdependence between health and sustainable development.
- Medard Djatou, Department of Sociology and Anthropology, University of Yaounde I, Yaounde, Cameroon
Footnotes
[1] Deutschland. « Développement durable : Départ vers un monde meilleur ». Courrier dâ€TMAfrique de lâ€TMOuest, février-mars 2002, p. 40.
[2] Débats. « Le Nepad et la renaissance de lâ€TMAfrique ». Courrier dâ€TMAfrique de lâ€TMOuest, juin-juillet-août 2004, p. 57.
[3] Abt Associates Inc., « Maître dâ€TMÅ”uvre du projet financement et pérennisation des soins de santé ».
[4] Banque Mondiale. Le développement à lâ€TMÅ”uvre pour une meilleure santé en Afrique : Les leçons de lâ€TMexpérience. Washington, DC, 1994. p. 15.
[5] Bacaly, Mathieu. « Sida et développement en Afrique : un facteur dâ€TMaggravation de la pauvreté ». Le soleil, 18 décembre 2002.
[6] Banque Mondiale. Le développement à lâ€TMÅ”uvre pour une meilleure santé en Afrique : Les leçons de lâ€TMexpérience. Washington, DC, 1994. p. 15.
[7] Débats. « Le Nepad et la renaissance de lâ€TMAfrique ». Courrier dâ€TMAfrique de lâ€TMOuest, juin-juillet-août 2004, p. 8.
[8] Deutschland. « Développement durable : Départ vers un monde meilleur ». Courrier dâ€TMAfrique de lâ€TMOuest, février-mars 2002, p. 40.
[9] Débats. « Le Nepad et la renaissance de lâ€TMAfrique ». Courrier dâ€TMAfrique de lâ€TMOuest, juin-juillet-août 2004, p. 57.
[10] Abt Associates Inc., « Maître dâ€TMÅ”uvre du projet financement et pérennisation des soins de santé ».
[11] Banque Mondiale. Le développement à lâ€TMÅ”uvre pour une meilleure santé en Afrique : Les leçons de lâ€TMexpérience. Washington, DC, 1994. p. 15.
[12] Bacaly, Mathieu. « Sida et développement en Afrique : un facteur dâ€TMaggravation de la pauvreté ». Le soleil, 18 décembre 2002.
[13] Banque Mondiale. Le développement à lâ€TMÅ”uvre pour une meilleure santé en Afrique : Les leçons de lâ€TMexpérience. Washington, DC, 1994.
[14] Débats. « Le Nepad et la renaissance de lâ€TMAfrique ». Courrier dâ€TMAfrique de lâ€TMOuest, juin-juillet-août 2004, p. 8.







Mon, Feb 21, 2005
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